Ya des jours où on fait le bilan, sur soi, sur l'autre, sur nos autres. Ceux qui sont là, on sait depuis quand, on sait moins pour combien de temps. Et on se pose cinq minutes à traduire tout ce bazar en image(s). Pour moi la route c'est le tableau qui va bien. On trace la notre, sur un chemin rarement vierge, nos aînés l'ont parcouru, eux mêmes suivant d'autres et chacun répète quelque chose de celui qui le précède tout en modifiant un peu les trajectoires, en rencontrant de nouveaux obstacles, des issues inédites. On n'est rien sans l'histoire de ces autres passés, mais peu de chose non plus sans les "présents". Et on est là à avancer. Plusieurs possibilités. On peut voir ceux qui prennent l'autoroute, trafic impressionnant, 400 amis facebook, surbookés de soirées, tout ça. Mais sérieusement, qui a le temps de se lier à cette foule en roulant à 110? La seule chose qu'on guette c'est le radar, le reste c'est accessoire. On donne aussi peu qu'on reçoit, on sauve les apparences. La masse d'autres et la vitesse peuvent griser mais les risques de chutes sont fréquents. L'énergie s'épuise aussi rapidement dans une course qui manque de sens. Après on a les itinéraires bis, des routes qui se croisent, qui laissent parfois de la place à d'autres, à la rencontre des voies, mais pas que. On a le choix de faire un bout de chemin avec eux, de prendre d'autres trajectoires pour mieux les retrouver. Chacun son rythme, avec cette liberté de prendre un virage, souffler sur une autre route parallèle aux autres, jamais bien loins les unes des autres. On a enfin ceux qui prennent, provisoirement ou durablement un chemin inaccessible. Une solitude douloureuse et angoissante s'impose sans savoir où on va et surtout sans autre(s). La crainte c'est le cul de sac. On n'a jamais envie de passer par là, mais parfois on n'a pas tellement le choix, le but du jeu c'est de se souvenir du chemin qu'on a pris pour en arriver là, pour mieux en sortir. On a tous suivi ces différents parcours, ces histoires de liens et déliaisons. Tous ces vaisseaux font entendre que l'important c'est de savoir avec qui on fait sa route, dans une co-progression, sans se poser la question du lendemain, parce que jusqu'ici on ne "maîtrise" que le présent, le passé. Le futur on y pense pour soi mais jamais pour les autres qui choisiront seuls leurs itinéraires. Bref, on résume : profiter de ce présent et regarder ceux qui le partagent avec nous c'est le plus important. On jette aussi un oeil sur le passé, il a pas mal de choses à nous dire.

Pourquoi je raconte tout ça? Parce que j'ai fêté mes put.. de 25 ans et qu'un quart de siècle ça mérite réflexion. Mais c'est aussi ces fameux repas d'anniversaire toujours blindés de symboles, de sens sur la force des liens qu'on a tissés avec nos amis, qui permettent de prendre du recul sur la route qu'on prend, aujourd'hui. Et ici je poste une recette de muffins préparés avec de superbes griottes au thé noir. Un joli cadeau d'une bien belle personne qui me suit depuis plus de 10 ans, les amitiés inconditionnelles persistent et signent, et ça, ça fait plaisir. 

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Ingrédients pour 6 muffins

150g de farine

1 demi sachet de levure chimique

1 oeuf

100g de sucre

35 g d'amandes en poudre

2 gouttes d'amande amère

50g de chocolat en pépites

50g de philadelphia

2 càc de yaourt nature

Quelques cuillers de griottes au thé noir (Du Palais des Thés) ou quelques griottes bien égouttées

 

Préchauffer le four à 180°. Mélanger dans un grand bol le philadelphia avec le yaourt, l'amande amère, ajouter le sucre, bien battre à la main, ajouter l'oeuf et battre encore. Ajouter la farine, l'amande en poudre et la levure tamisées en mélangeant à la spatule. Ajouter les pépites et quelques touches de griottes mélanger. Verser dans des moules à muffins au deux tiers. Au four 18 minutes.

 

Déguster! (encore tiède c'est le must)