Après cinq ans de bons et loyaux services à la fac, je goûte enfin aux vacances de la Toussaint; luxe réservé aux gentils étudiants de Master 2? Non non, bête hasard du calendrier, cette année c'est cadeau... Bah j'adore le hasard tiens, surtout quand il permet à la téléphage (avisée) que je suis d'observer les merveilleux programmes de l'après midi sur nos chaînes hertziennes. Joie, vive la retraite, qu'est ce qu'on s'marre! On commence par "Derrick", pour voir la télé en vert (ils ont mis une lentille verte sur l'objectif de la caméra ou quoi? Enfin, je présume que ça doit être la Derrick' touch). un chiffre en moins sur la zappette et on a "Comment ça va bien!" dont le titre me donne déjà envie de dire : Mais pourquoi? Pourquoi ce concept qui ne colle pas? Avec des animateurs luttant pour masquer quelques sourires jaune et regards noirs. Le rythme se fait lent, lourd, et les rubriques s'enchainent péniblement. France 5, quant à elle ravit les hypocondriaques avec son "Magazine de la santé". Allez, j'aime quand même pour Michel Cymes et ses vannes pourries et parce que bon, on ne peut pas critiquer un service d'informations sur la santé, c'est toujours bienvenu. Finalement on zappe sur M6. Passons le téléfilm à l'eau de rose du début d'après midi, même si parfait pour la digestion post prandiale (vous la connaissez, je le sais); on a droit à un peu de "Glee" avant le goûter. Et Glee, c'est le genre de séries qui me fait dire : on ne peut pas faire ça en France. Le Glee du pauvre c'est "Chante!", j'ai vu, j'ai entendu et je m'y suis ennuyée ferme. On retrouve dans les deux idées le même défaut : la caricature grossière de problématiques des jeunes (problèmes d'image du corps, trahison amoureuse, grossesse non désirée,... Je continue?). La super morale ne loupe aucun épisode, c'est un peu lassant, et souvent (je pense) vexant pour les adolescents spectateurs, bien conscients qu'on en fait des caisses pour faire passer un message qu'ils peuvent entendre plus simplement. Mais musicalement, comment dire? Le show, c'est Glee, et la version comédie musicale à la Française ne me fait pas rêver. Je ne dis pas que le second a voulu diamétralement copier le premier, mais y voit des ingrédients communs.

Tout ça pour dire que me pose donc deux questions existentielles : Peut-on importer un Glee en France? Mais surtout, peut-on retrouver le vrai goût des cookies New Yorkais chez nous? A la première je réponds non, je pense que certaines spécificités culturelles sont à prendre en compte, c'est comme si on faisait une comédie musicale type Bollywood avec en personnage principal Patrick Fiori : ça ne marche Pas! A la seconde, impossible de comparer et donc de répondre, je ne connais pas la Big apple. En tout cas, on m'a fait savoir qu'ils étaient plusmeilleursquetropbons mes cookies tirés d'une recette d'outre Atlantique, piochée dans le livre "Un goûter à New York" (par Marc Grossman). Alors recette :

 

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Ingrédients pour une bonne vingtaine de cookies gourmands :

Le liquide :

125g de beurre ramolli

125g de sucre roux (j'ai mis du sucre raffiné et ça passe très bien aussi)

1 càc de vanille liquide

1 pincée de sel

1 oeuf

Le sec :

200g de farine T65 ou T55

1 bonne pincée de bicarbonate de soude

100g de chocolat en grosses pépites (j'ai utilisé le chocolat spécial pâtisserie de Guy Roux, sans sucres)

30g de noix hachées

 

Battre au robot le beurre et le sucre pour avoir une consistance crémeuse, ajouter les ingrédients liquides restant toujours en battant, pour avoir un ensemble homogène. Ajouter les ingrédients secs d'abord mélangés entre eux, mélanger les deux préparations, faire un long boudin de pâte et le mettre au frais dans une feuille de film alimentaire pendant une heure.

Préchauffer le four à 205°, couper le boudin en 10-12 tronçons, les déposer bien espacés sur une plaque recouverte de papier sulfurisé (avec la quantité, il faudra faire deux fournées). Au four 9 minutes. Il doivent sortir très mous (limites comme s'ils n'étaient pas cuits). Laisser refroidir 10 minutes sur une grille.


Déguster!