Un brownie "Sandwich" au cheesecake... Oui oui et pourquoi pas? (Sans beurre!)
La vie est courte et on oublie trop souvent qu'on a un super remède naturel contre le petit coup de cafard, parfois insistant : Manger! Et quand on se farcit des débats sans fin/fond/forme pour la guégeurre de l'accès au trône et à l'écharpe présidentielle on a droit à un petit remontant. Et même un gros même parce que c'est l'hiver et qu'on le mérite, c'est tout. Par contre j'allège parce que vu la générosité de la sécu on n'a pas intérêt à se payer du cholestérol, ça peut nous coûter cher cette histoire. Bref, on mange bon mais plutôt sain, gourmands mais prudents, surtout on éteint un peu la télé, on écoute un bon son et on déguste. Et puis on dit merci qui? ;)
Ingrédients pour un moule carré de 20cm de côté :
180g de chocolat pâtissier
130g de philadelphia (ou saint morêt)
3 oeufs
120g de farine
120g de sucre roux
40g de noix concassés
La garniture cheesecake :
150g de ricotta
150g de philadelphia
100g de sucre glace
Préchauffer le four à 180°. Faire fondre le chocolat au micro ondes, ajouter les oeufs et le philadephia bien mélanger au fouet, ajouter le sucre, mélanger, la farine, mélanger, incorporer les cerneaux de noix concassés. Verser dans un moule recouvert de papier sulfurisé et faire cuire 15 minutes. Laisser complètement refroidir, mettre une heure au frais et découper en carrés. Mélanger les ingrédients pour la garniture au fouet, couper chaque carré en 2 et tartiner... bien appuyer en refermant les tranches. Laisser prendre au frigo plusieurs heures.
Déguster!
Cheesecake Mangue Passion...!
Un petit article avant de crouler sous les "clients des soldes"... Ah les bonnes affaires... c'est marrant je préfère les voir côté acheteur. Tous les ans la même folie, comme un disque rayé qui nous bassine avec la même soupe. Les litanies : "Non, lâchez-le je l'ai vu d'abord", "ça fait combien moins 50%? (vous êtes sérieux les gens?), "Hey vous pouvez pas me faire 10% en plus?" Non. Va chez H&M comme tout le monde.... "Faut pas jouer le riche quand on n'a pas le sou" (Brel pour les incultes). Le rapport à l'argent rend les consommateurs de plus en plus c..., aigris, hystériques. Faute à une société qui veut tout, tout de suite, sans s'adapter à la réalité sociale et économique. Ok, je viens de rajouter une pierre à l'édifice de mon appréhension de vendeuse soldes. Merci Canalblog.... :) Pour faire retomber la pression, j'ai besoin d'un dessert...! Et si je faisais (encore) un cheesecake? On change pas une recette qui gagne, enfin ici on la customise selon l'envie. Je pensais avoir fait un peu le tour des parfums mais j'ai voulu tenter une nouvelle aventure (ma vie est palpitante). Inutile de vous dire que c'est une tuerie, bon bah si, c'est dit!
Ingrédients pour un moule à charnières de 20cm
150g de digestive biscuits ou sablés basiques
60g de beurre
250g de philadelphia
250g de ricotta
3 petits suisses
120g de sucre
1 sachet de sucre vanillé
2 oeufs
Une boite de mangues au sirop EGOUTTEE
2 fruits de la passion
Préchauffer le four à 160°. Beurrer les côtés du moule et sulfuriser le fond. Mixer les biscuits, ajouter le beurre fondu et remixer le tout. Les disposer au fond et sur les côtés du moule en tassant bien. Mélanger doucement les laitages, fouetter pour les détendre (mais sans trop insister), ajouter le sucre, continuer de mélanger, ajouter les oeufs pour les incorporer et avoir un mélange homogène, doucement. Couper les mangues égoutées en dés et les ajouter au mélange à la spatule. Au four 50 minutes, laisser refroidir et mettre au frais une nuit ou deux. Juste avant de déguster, disposer de la pulpe de passion sur le dessus.
Déguster!
Un bagel à Paris n°3 : Bagel Tom
Parce que j'aime bien faire comme tout le monde, je tente de freiner (un peu) mes dépenses, c'est la mode... Je suis In, j'ai même pas (encore) fait les soldes! Ok j'ai encore le temps et je cèderai, comme tout le monde... La femme est l'avenir de l'homme mais pas tout de suite, attendons la fin des soldes... Chapitre crise économique clos. Bagel Tom :c'est populaire (ma définition de ce terme diffère de celle de Mr Estrosi, qui juge que le Fouquet's l'est. Merveilleux). Le bagel a toujours le cote et on ne va pas s'en plaindre; surtout quand il est bon, toasté, parfumé, plutôt équilibré, et à 6e en moyenne! J'ai déjà ma carte de fidélité (enfin une qui va vraiment me servir, les fringues on s'en passe, mais les Bagels...?), autre bon point du petit resto qui grimpe, d'ailleurs une seconde adresse a vu le jour il y a peu... Bon et avec des photos c'est encore mieux donc :
Un menu équilibre pour moi ce midi, avec un Bagel VG (tomate, concombre cream cheese, salade moutarde, supplément miel). Des chips (je m'en passerais mais pourquoi pas) et du coleslaw excellent! Le tout dans un panier en plastique, comme là bas. Bagel croustillant, fondant, frais. J'avais du DR Pepper (diet) avec la formule, le paradis. 6e et des poussières pour les deux.
La viande ça existe aussi, la preuve, avec un dinde cheddar, guacamole et je ne sais plus quoi (ça date).
Niveau dessert ya du niveau, les cheesecakes sont toujours excellents, je suis très jalouse. J'ai déjà testé les cookies qui sont un peu chers mais très sympas également. Et 3e 50... si si, moi je m'en remets pas.
Des Whoopies au kinder.... J'ai résisté, avec un filet de bave non masqué dégoulinant sur la vitrine...
Une salle que j'aime bien avec une déco simple et efficace (et propre)!
Et l'adresse c'est 12 rue Volta dans le 3me à Paris
Sinon rue Greneta c'est maintenant open au number 71
Site internet (avec les prix, ça se fait rare, messieurs dames)
Vraiment un endroit que j'aime bien, surtout quand la foule n'est pas encore sur place pour remplir la trop petite salle... C'était histoire de dire Un truc un peu moins génial. Ils ont également un coin épicerie où les prix et les sélections font craquer (des oréos sympas, des boissons US, des moutardes sucrées, des barres au beurre de cacahuette, des m&ms originaux....) Un super accueil, rapide et une addition qui fait plaisir. Youpi :)
Une nouvelle année avec du chocolat : Le gâteau chocolat ganache / Poires / noix caramélisées...
Je souhaite que 2012 fasse bouger vos vies, dans le bon sens si possible parce que 2011, vaut mieux oublier. Bon, ok, et si pour une fois j'arrêtais de me Jean Pierre Bacriiser? Allez j'essaie. Mais juste une fois hein. Parce que bon, en regardant le JT de 20 heures on a souvent songé à prendre rendez-vous chez son psy, acheter 12 boites de Xanax et tout et tout. Mais si on cherche un peu, on l'a aimé 2011, parfois. Quelques mots du bon de l'année juste avant :
On a : ri devant Intouchables, retrouvé nos 12 ans avec Super 8, (re)découvert des gens Drôles comme Malik Bentalah, Shirley Souagnon, le Comte de Boudrbala, eu du bon son/clip avec Selah Sue, Rihanna, Beyoncé ("Who run the world? Girls", au passage), halluciné devant les covers de Karmin (surtout Look at me now), bougé notre body sur LMFAO, vu plein de gens danser sur des flash mob, eu beau temps pour l'Odyssea, dégusté de super desserts régressifs avec les brookies et les cake balls par exemple, poussé la porte de bons restos souvent pas chers avec de jolis concepts et des équipes motivées...
Et ça veut dire quoi? Qu'on peut dire merci, même s'ils on les paye (parfois trop bien) pour ça, aux artistes : chanteurs, acteurs, metteurs en scène, comédiens, cuisiniers, pâtissiers, qui nous ont donné le sourire malgré les catastrophes, images obscènes histoires sordides, petits et grands drames de tous les jours. Il y a eux et ceux qui comptent pour nous évidemment, alors cette année on va se fixer un bon objectif, écouter les infos, parfois douteuses d'une oreille attentive (mais critique), et garder l'autre disponible pour entendre ce qu'il y a de beau dans toute cette montagne de crises en tous genres. Ah oui, j'oubliais : sentimentalement (ouais le grand mot) on garde les bons, on se méfie des mauvais, les Roberts (nooon) et les Maurices (ouiii) pour ceux qui suivent, enfin on essaye au moins! Et puis on reste soi-même c'est beaucoup moins fatiguant (ok c'était un auto-message ça). Et sinon j'étais venue parler d'un gâteau qui a marqué la fin d'un repas de nouvel an passé entre filles belles et rebelles, on a ri, just dancé, chanté, champagné pour commencer l'année au top! (Source : femme actuelle Hs série cuisine).
Ingrédients pour un moule à charnières de 20cm
6 oeufs
25g de farine
25g de cacao en poudre
20g de maïzena
100g de sucre
50g de beurre
garniture :
250g de chocolat patissier
30g de cerneaux de noix en petits morceaux + 2 càs de sucre + noisette de beurre
25cl de crème liquide
60g de beurre
3 poires
1/2 citron
4 cl de rhum brun
Préchauffer le four à 180°. Mélanger farine, maïzena et cacao réserver. Séparer les blancs des jaunes, fouetter les jaunes avec 60g de sucre, battre les blancs avec le reste de sucre ajouté à la fin. En incorporer 1/3 avec les jaunes. Y ajouter le beurre fondu, tamiser le mélange farine, maïzena, cacao et le reste de blancs. Verser dans le moule avec le fond recouvert de papier sulfurisé. Au four 25 minutes, laisser refroidir.
Faire caraméliser les noix avec le sucre et 1 càc d'eau, ajouter le beurre, réserver sur du papier sulfurisé. Hacher le chocolat, faire bouillir la crème et la verser dessus en mélangeant, puis incorporer le beurre en dés, jusqu'à mélange homogène. Éplucher et tailler en lamelles les poires et les mélanger avec rhum et jus de citron.
Couper le biscuit en deux disques, disposer les poires sur le premier disque sans le jus, ajouter les noix en morceaux et le tiers de la ganache chocolat. Poser le second disque et couvrir du reste de chocolat en lissant avec une spatule (je n'ai pas tout utilisé, j'ai congelé le reste de ganache). Réserver bien 12 heures avant de déguster. Décorer selon inspiration. Reste de noix et ruban doré pour moi...
Déguster!
Un joyeux Noël et des muffins aux Kinder!
Ah oui, je sais, en ce moment rien de très raffiné, j'ai eu un peu honte, un peu, et puis c'est passé... Parce que l'année 2011, finalement, elle est raffinée elle? Non. Des révoltes, des émeutes, de la pollution, des porte monnaie videeeees...! La motivation dans tout ça, elle est où? (Non, je ne ferai pas la blague). On cherche, on questionne ses envies, on ne peut pas s'acheter cette divine paire de shoes que Beyoncé porte si bien dans "Love on top".... et on se dit Sucre, Douceur, chocolat. On dépense peu et on se fait plaisir sans les mauvais côtés (en bougeant son body pour éliminer, ça va de soi... et j'ai envie de dire : ou pas, c'est Noël). C'est le moment de se venger de cette année de catastrophes internationales, de Roberts et/ou Maurices etc avec un muffin gourmand. Et on passe un bon Noël, surtout.
Ingrédients pour 6 muffins
150g de farine
1 demi sachet de levure chimique
1 petite pincée de sel
5 kinder chocolat
70g de sucre
1 oeuf
2 sachets de sucre vanillé
50g de beurre en dés, mou
1 càs de yaourt
Glaçage (facultatif)
Un bon tier de plaquette de chocolat pâtissier
3 bonnes cas de crème liquide
Préchauffer le four à 180°. Battre (fouet électrique) le beurre (mou en dés), ajouter progressivement le sucre, le sucre vanillé. Ajouter l'oeuf, battre encore, ajouter la farine sel et levure tamisés en mélangeant avec une spatule (pas trop longtemps). Couper les kinder en dés et les ajouter à la préparation en mélangeant doucement. Mettre le tout dans des moules à muffins. Au four 18 minutes. Laisser tidédir et refroidir sur une grille.
Faire fondre le chocolat pour le glaçage au micro ondes, 2 minutes, et ajouter la crème, battre vivement, étaler le mélange sur les muffins et ajouter des billes chocolat.
Déguster!
Un bagel à Paris n°2 : Twinkie
Bientôt les fêtes, j'avais presque oublié... Quand on bosse dans le prêt-à-porter on ne goûte pas la joie des préparatifs noëlesques, on rentre chez soi pour se vautrer (lamentablement) devant la télé, histoire de s'abrutir un peu plus dans ce monde de brutes (et avec joie, si si). Sincèrement, je ne perçois pas vraiment l'euphorie typique du mois de décembre, le climat est morose, les rues sont ternes. Pourquoi? La peur de perdre un "A", complètement inconnu dans les epsrits (en tout cas du mien) il y a quelques mois et d'un coup omniprésent? L'angoisse de ne pas savoir quel bulletin déposer dans l'urne d'ici quelques mois? On ne croirait plus au père Noël? Désabusée la France? Probable, et je ne viendrai pas faire revivre un peu de magie avec une pintade farcie ou une bûche glacée... J'ai juste quelques petites escapades gourmandes sous le coude histoire de sortir du mutisme en cette période riche de recettes festivement chics sur la blogosphère. Une obsession pour les bagels m'a pas mal travaillé ces derniers temps, et je me suis laissée tentée par un déjeuner chez twinkie, la petite adresse qui monte dans une rue en voie de boboïsation (St Denis). Et qu'est ce que ça donne? Bah je vais vous le dire!
Un bagel joli, dodu, très gourmand, avec ingrédients de choix (dinde K, concombre, tomate et philadelphia), frais. OK, pas désagrable, mais le prix... 13e? (Oups petit doute, ma visite date de quelques semaines). Avec ça, pas de frites, juste des chips, facile :( et une salade pas si extra, malgré la vinaigrette un peu sucrée, agréable. Calée? Sur le coup oui, mais petit (petit?) creux dans l'après midi, l'estomac dit toujours la vérité!
Parce que j'étais restée sur ma faim, retour un autre midi pour zieuter les desserts. Chers, pas si originaux, mais j'y suis, je me lance. Un fromage blanc et Granola maison, pourquoi pas...? Le prix (j'ai un doute encore) dans les 6 euros. Mouais, il doit être vraiment bon le granola. Assiette : beaucoup, beaucoup de garniture, presque trop par rapport à la quantité de fromage blanc. Croustillant, chocolaté, bien sucré, mais un peu écoeurant sur la fin à mon goût.
Bon, finalement, cadre sympa sans plus, un peu trop froid mais soigné, un certain malaise dans un climat trop snob qui veut se la jouer branché brunch pas donné à midi, ahhhh qu'est ce qu'on est cool. La qualité est là, le service est le bon point (une erreur de rendu monnaie a été faite mais rectifiée avec sourire, en bonus quelques mots gentils youhou). Si on ne craint pas la crise on y va, sinon on continue son chemin pour trouver meilleur rapport qualité / prix.
Twinkie
167 rue Saint Denis
75002 Paris
Un cheesecake vraiment régressif marbré chocolat / Chocobons...
Allez, je suis comme ça moi, je fais des cadeaux, et même si c'est pas encore Noël! Et puis sérieusement ya des jours comme ça où on a envie de comfort food, de douceur, de digresser... Après on ira faire des tours de stade, ou pas. En plus, quand on sort de "Time out", avec le pas du tout séduisant Justin Timberlake, et sa pas du tout énervante (canonIssime) partenaire, Amanda Seyfried, on a envie de se mettre aux antidépresseurs. Le temps c'est de l'argent ça, on sait, mais si l'argent devient au sens propre le temps qu'il nous reste à vivre, on devient vraiment angoissés. Pourquoi ça fait peur? Parce que c'est évidemment pas si éloigné de notre quotidien. Plus que jamais, les bons clients des banques ont les moyens d'avoir amour gloire et beauté (la santé qui va avec, en mangeant 5 fruits et légumes par jour). Le temps les affecte donc moins que nous et nos corps non botoxés... Le monde à deux vitesses a de l'avenir, et déjà aujourd'hui les plus en détresse se "tuent" pour offrir des services aux riches. Bref, on ira voir une bonne comédie plus tard pour équilibrer... Et, sérieusement, on profite de pouvoir prendre du temps pour faire une bonne recette sucrée, le meilleur médicament anti cafard!
Ingrédients pour un petit moule à charnière (15 cm)
150g de digestive biscuits (ou petits beurre)
60g de beurre
10 maltesers écrasés (facultatif)
250g de ricotta
200g de philadelphia
2 petits suisses
100g de sucre
2 oeufs
10 chocobons
2 càc bombées de cacao en poudre
Préchauffer le four à 150°. Mixer les biscuits, ajouter le beurre fondu et remixer le tout. Écraser grossièrement les maltesers et les ajouter en mélangeant à la fourchette au mélange sablé. Disposer la pâte obtenue au fond d'un moule à charnière sulfurisé et la faire remonter sur les côtés avec un verre, réserver au frais. Dans un grand bol mélanger les fromages avec le sucre au fouet, sans trop insister, juste pour homogénéiser. Diviser la préparation en deux dans deux bols. Ajouter un oeuf dans chaque bol, mélanger. Ajouter dans un bol les chocobons concassés en petits morceaux, mélanger. Dans l'autre bol verser le cacao, mélanger. Verser une cuillère à soupe de mélange chocobons au centre du moule, ajouter par dessus une cuillère de mélange chocolat, et continuer de cette manière jusqu'à épuisement des mélanges. On a fait un marbré à l'italienne, la classe... Avec la pointe d'un couteau, partir du borde et faire un trait vers le centre du gâteau pour faire le tourbillon (on répète l'opération sur tout le tour du gâteau). Au four 50 minutes. Laisser refroidir et mettre au frais 1 nuit minimum.(j'ai décoré de billes vahiné au chocolat le jour même).
Déguster!
Pizza Thon / Chèvre / Philadelphia... vraiment trop bon!
Je continue sur le thème de la crise, ça me permet d'avoir un super prétexte pour parler pizza! Parce que la pizza, c'est bien, c'est bon et c'est économique! En plus, pas de prise de tête avec la pâte pour cette fois, pas eu le temps de la faire, mais d'aller au supermarché en acheter une (de bonne qualité tant qu'à faire). Un plat qui devra être complété de quelques légumes et éventuellement protéines pour être complet, mais on s'en sort pas mal, surtout, on se fait plaisir. Parce que, tous les jours, on morfle avec les prix qui flambent, les pleins d'escence qui font tourner de l'oeil, les stages quasi introuvables, le chômaaage. Un vrai temps à pizza, ça va de soi. J'ai voulu changer de la recette classique, sans trop prendre de risques non plus, on reste sur des choix sûrs, que de bonnes choses simples. Thon (pas cher), philadeplhia et chèvre, une sauce tomates maison si possible (j'en ai congelé plein de sachets depuis cet été, période de la tomate).
Ingrédients pour une pizza de taille classique, 3 personnes max en plat principal
Une pâte à pizza de bonne qualité (la Herta est sympa)
4 bonnes càs de sauce tomate maison (ou faire revenir un oignon émincé+ail écrasé dans de l'huile d'olive, ajouter une boîte de pulpe de tomates et des tomates en dés congelées, du sel/poivre, du sucre pour adoucir, un peu de basilic et du piment d'Espelette.... enfin au feeling en fait!)
Une demie buche de chèvre
100g de philadephia nature
1 petite boîte de thon au naturel
Préchauffer le four au thermostat indiqué sur l'emballage (souvent c'est 7°) de la pâte à pizza, faire la sauce comme indiqué ci-dessus (ou éventuellement prendre du coulis tout fait en boîte, perso je le trouve trop acide, je le réassaisonne toujours). Mélanger dans un bol le thon émietté et le philadelphia à la fourchette. Etaler le coulis sur la pâte mise sur du papier sulfurisé, lui-même posé sur une plaque. Disposer le mélange thon / philadelphia par touches à la fourchette sur la pizza. Ajouter de dés de chèvre sur la pizza. Au four 12 minutes environ.
Déguster!
Panna Cotta Cerise / Vanille de Madagascar pour un avant-goût des Fêtes...
Ok c'est la crise, mais on va quand même fêter Noël, hein? Ne serait-ce que pour passer une bonne soirée autour d'une table festive, avec des enfants impatients, peu préoccupés par les différents mets, bizarrement pressés de déchirer du papier cadeau... Et nous, les Grands, on déguste, on fait passer la coupe de champagne avec les toasts, fruits de mer, plats distingués... Et sans s'être ruinés chez l'épicier... On peut faire du bon avec du pas cher, l'important : la déco, les associations judicieuses et savoureuses, arrêtons le snobisme et mangeons juste bon. Une amie me ramène de la Vanille de ses vacances à Madagascar (je suis bien entourée, je sais)! Il est là le luxe, les attentions de ceux qu'on aime, oh c'est beau, embrassons nous... Ok j'arrête. Vanille très parfumée donc, des cerises en bocal (donc pas de non respect des produits de saisons), du lait, de la crème, des copeaux de chocolat, un coulis de fruits sorti du congel : Rien de compliqué, et plus de sous pour faire de jolis cadeaux, : "C'est gagné, vous êtes un Winner!"
J'oubliais : « Je participe au concours SAVEURS des plaisirs gourmands : http://www.salon-saveurs.com/ »
Ingrédients pour 6 verrines
Un bocal de cerises au sirop (ou cerises congelées : attention, elles sont plus amères)
70g de sucre
30cl de crème liquide (ou fleurette)
20cl de lait demi écrémé
1 gousse de vanille (ou vanille liquide)
3,5g d'Agar Agar (presque deux sachets individuels)
Du coulis de fruits rouges maison qu'on avait congelé (ou coulis du commerce)
Copeaux de chocolat pour la déco
Égoutter les cerises et les disposer équitablement au fond des verrines.
Mélanger dans une casserole le lait, la crème, le sucre, l'agar agar, la pulpe de vanille extraite de la gousse. Porter à ébullition en remuant constamment au fouet, laisser frémir 30 secondes et retirer du feu et verser dans les verrines. Laisser refroidir à température ambiante et mettre au frais 4 heures minimum. Avant de servir, décorer de coulis de fruits rouges, de copeaux de chocolat, la gousse posée dessus, c'est pour la photo (on peut également saupoudrer de noix de coco ou inventer selon l'envie).
Déguster!
Un fondant Très fondant au chocolat presque léger (et longue vie aux étourderies)
Voilà ce qui arrive quand on est pris(e) dans les péripéties (épisode 350679) de la fac. On ne blogue plus. Désastre, mais repos aussi, enfin angoisse surtout. La précarité étudiante me lasse, mais apparemment on doit passer par là. Ok, mais quand même, un peu marre (aux canards). En tout cas ça ne m'empêche pas de manger, et même ici de faire de mes erreurs un truc plutôt (très) réussi. Et ça compense un peu les échecs de recherche de stage. Résumé : Je ressasse mes galères made in fac pendant que je prépare un précieux gâteau au chocolat pour l'anniversaire burlesque de Mlle S. Donc, histoire qu'on me plaigne un peu, je pleurniche sur mon lot de plaintes quotidiennes, pendant que je bats les oeufs, fais fondre le chocolat, et au moment assez réjouissant de mettre ma préparation dans le moule, constat désespérant : oubli de farine. Comment enfoncer le clou de la culpabilité du "pasencoreenstageennovembre"... Non, je n'ai pas pleuré, mais oui j'ai été au bout de ma boulette, j'ai mis le plat au four. Même pas peur. Coup de chance, un fondant décadent est né, pas très sexy, mais excellent, réconfortant.
Ingrédients pour un moule de à manqué de 24 cm environ
200g de chocolat pâtissier de bonne qualité
20g de beurre demi sel
2 petits suisses allégés ou non
4 oeufs
120g de sucre
Préchauffer le four à 180°. Faire fondre le chocolat avec le beurre au bain marie de préférence. Bien mélanger et vérifier qu'il ne soit pas trop chaud. Battre les jaunes d'oeuf avec 90g de sucre, les petits suisses, ajouter le chocolat fondu, bien mélanger. Battre les blancs en neige dans un bol (avec un robot c'est parfait), quand ils commencent à être fermes, ajouter le reste de sucre et battre à nouveau. Incorporer les blancs au mélange chocolat à la maryse, beurrer et fariner le moule, verser la préparation. Au four 30 minutes. Attendre complet refroidissement, mettre au frais quelques heures en le sortant 20 minutes avant de manger pour bien l'apprécier.
Déguster!
Un bagel à Paris n°1 : Chez Adele's family!
OK, encore un phénomène de mode, bien que l'Histoire du bagel date un peu (17me il me semble, en Autriche), il est depuis peu de bon ton d'en faire son déjeuner, en particulier à Paris, où les adresses se multiplient. Mais finalement, ça gène qui? Moi j'aime ce petit pain dodu et doré, beaucoup plus sexy que son voisin hamburger, mollasson, élastique, pain lourd et bourratif, et puis les steaks hachés, trop de viande pour moi, pas fan. Le bagel est beau, le bagel est appétant. On le déguste d'abord visuellement. L'imaginaire autour d'un aliment, d'un plat permet de susciter les envies, de l'ancrer dans les mentalités, de faire revivre tout un tas de souvenirs. Rien ne ressemble à un bagel. Bon, je l'ai plutôt bien vendu là?! Bref. Après m'être lancée à la recherche des meilleures glaces au yaourt (quête toujours en cours d'ailleurs), et pour tenter de faire venir un peu de salé dans mon blog, je commence à découvrir quelques adresses de restaurants proposant ce bagel joli. Les restaurateurs le savent, il faut dépasser le plaisir des yeux avec la forme et apprécier le fond. Faire du beau est assez simple, les structures, les couleurs, on sait juger, nous, spectateurs grassement nourris d'images alimentaires diverses et variées. Faire du bon, avec des choses simples, c'est une autre histoire. Et la première adresse dont je vais parler se défend très bien, je conseille même vivement Adele's family, tout petit resto très frais, qui ne manque pas de nous faire saliver avec des spécialités typiquement US, Ashkénazes, gourmandes et MAISON. Allez, retour sur mon repas...
Un Bagel "spécial K". De la dinde (cacher), de la moutarde au miel comme j'aime, douce, presque sucrée, des cornichons pickles pour un bon goût vinaigré, tomate et salade pour fraîcheur et croquant. Les chips, je m'en serais passée, mais nombreux sont les amateurs, donc pourquoi pas. J'aurais pu prendre une salade en plus, pour faire plus complet, mais, pour le prix, c'est déjà bien satisfaisant. J'ai adoré pouvoir accompagner mon repas du fameux/délicieux Dr Pepper (version diet possible, et ça j'aime).
Oui, c'est une salade de fruit, mais elle mérite qu'on en parle, un peu. Un dessert simple mais bien frais, de très bons fruits, et ça fait du bien, pour le petit prix, de trouver autre chose qu'un mélange de conserve juste versé dans un pot, on l'a tous expérimenté. En plus, finir léger est toujours déculpabilisant, surtout quand on décide d'emporter chez soi un gourmandise telle que celle qui suit...
Hé oui, quand on me propose une bonne sélection de barres chocolatées toutes gourmandes et peu connues, je craque, et c'est raisonnable (moins de 2 euros) par rapport à certaines adresses qui présentent quelques produits importés à des prix un quelque peu osés. Cette barre tue. Oui, je confesse avoir été attirée par le "40% less fat" bien visible sur la barre, honte à moi, encore du progrès à faire pour me lâcher... Mais je n'ai pas regardé le nombre de Kcal noté en tout petit avant de la payer, Miracle, applaudissements. Donc en bouche, "Amazing" (je deviens bilingue, encore un coup de #Normanfaitdesvidéos). Comme un milky way avec un goût de beurre de cacahuète, de nougat. Un pêché hautement recommandable.
Quand je dis tentation(s), vous comprenez mieux?
Les petits desserts maison, la simplicité de présentation et les saveurs m'ont convaincue, j'ai l'impression de retrouver mes petits muffins préparés avec amour, mais en mieux.
C'est aussi ce genre de vue qui me donne envie de pousser la porte d'un resto/café/salon de thé, de découvrir un plat mais aussi une équipe, ici investie et charmante, à l'écoute et disponible pour échanger quelques mots, avec un réel plaisir à recevoir et "donner", j'y retournerai très certainement, pour un cheesecake (mai pas que), et un thé, pour une pause réussie, et échapper un peu à la grisaille chagrine de Paris.
6,80e le bagel seul. J'ai pris formule Bagel/boisson/dessert pour 10,80e. Raisonnable pour du très frais, vraiment savoureux, et pour le très bon accueil. Le site est bien construit, tout y est. Ici.
Adele's family
67, rue d'Argout
75002 Paris
LE carrot cake avec glaçage divin (+ 2 mots sur Polisse)
Quand on se penche un tant soit peu sur la "trace" que nous a laissée un film, on peine souvent à mettre en mots les mouvements d'angoisse, d'amusement, de satisfaction, de haine, de mépris, d'empathie, de dégoût... pourtant bien ressentis pour un personnage, une souffrance, une situation, un destin, un acte. On ne cesse, face à une histoire comme face à l'autre réel, de s'identifier, de percevoir des affects liés à l'autre et à soi, et tout cela inconsciemment (pourquoi faire simple...?). Analyser, entendre pourquoi on admire Robert alors que Maurice nous horripile est infiniment complexe. Le pourquoi du comment des liens réels se montre plus crypté qu'une chaîne payante en deuxième partie de soirée (ça n'existe plus? Donc, je deviens moi-même vieille). Mais au cinéma, le décodage me semble plus accessible. Pas "d'enjeux" affectifs directs, le personnage est fictif, on ne partagera pas son repas, son journal voire son lit avec lui. On peut alors d'offrir le luxe de penser le pourquoi d'une larme, d'un fou rire, d'une colère. Polisse est un film fabuleusement riche de sens. De sens des rapports entre hommes, dans une équipe qui vit dans l'urgence, et qui dit urgence dit souvent pulsionnel, violence des mots et de leur absence, "coups" et "blessures" indélébiles. Parvenir à entendre la vie affective de ces hommes et femmes pour la porter à l'écran est signe d'un travail de titan, d'une maîtrise de l'autre dans ce qu'on en comprend, une maîtrise de soi pour ne pas se laisser déborder par ses propres ressentis bruts, ses représentations, son histoire personnelle qui peuvent déformer la réalité d'une situation. Polisse frappe fort dans l'explicitation du Travail de l'homme vers l'homme dans toute sa complexité et son manque de reconnaissance. Arriver à son poste avec ses blessures pour panser et penser celles de l'autre, relève d'une lutte quotidienne pour ces personnages sous tension(s). Et il est bon de voir de telles mises en sens et en questions d'un métier, d'un contexte social en crise(s), dans un film très intelligent, qui, sans caricaturer n'édulcore pas les abus, problématiques, incohérences de la société d'aujourd'hui. Un mot des acteurs, tous brillamment investis et justes, mais une admiration particulière pour Marina Foïs. A mon tour de m'identifier à un détail ou plus, peut-être, peu importe. Son jeu m'a littéralement scotchée sur place, et je m'arrête là parce qu'encore trop étourdie par l'impact de cette hypothétique inquiétante étrangeté (amis Frediens, bonjour) pour en discuter. Bon, je digresse, mais j'étais venue vous parler d'un carrot cake, enfin DU carrot cake (issu du livre "Un goûter à New York" de Marc Grossman), parce que cette recette c'est un peu comme un Bon film, on peut travailler chaque sensation, manger pour le plaisir et pour nourrir sa réflexion (si si), surtout déguster.
Recette pour un moule à cake assez haut
Ingrédients liquides :
240g de carottes râpées (poids net)
8 cl d'huile de tournesol (12 dans la recette, moi j'ai diminué et ajouté 1 càs de jus d'orange)
130g de sucre roux
Le zeste d'une demie orange
1 càc de vanille liquide
4 oeufs
3 càs de jus d'orange
Ingrédients secs :
Une bonne pincée de sel
240g de farine
2 càc de levure chimique
1 demie càc de noix de muscade en poudre
1 càc de poivre noir
30g de noix hachées
30g de raisins secs
2 càc de cannelle
Glaçage:
60g de beurre ramolli
100g de philadelphia (ou St Moret)
50g de sucre glace
Préchauffer le four à 175°. Mélanger au fouet les ingrédients liquides dans un grand bol, vivement. Dans un autre bol, mélanger les ingrédients secs, ajouter ce mélange au précédent dans trop travailler la pâte. Beurrer et farine un moule à cake standard mais aux bords assez hauts (8-9cm). Au four 45 minutes (la pointe d'un couteau enfoncée dedans doit ressortir sans morceaux de pâte). Laisser tiédir et refroidir sur une grille.
Glaçage :
Mixer beurre, fromage et sucre au robot (lame en S) ou au petit fouet (mais c'est plus difficile), pour avoir un mélange lisse. Étaler le glaçage avec un couteau à beurre ou spatule, réserver une heure au frais pour que le glaçage prenne.
Déguster!
Cookies au chocolat... LA recette Marc Grossman (+ réflexion sur les programmes télé des vacances)
Après cinq ans de bons et loyaux services à la fac, je goûte enfin aux vacances de la Toussaint; luxe réservé aux gentils étudiants de Master 2? Non non, bête hasard du calendrier, cette année c'est cadeau... Bah j'adore le hasard tiens, surtout quand il permet à la téléphage (avisée) que je suis d'observer les merveilleux programmes de l'après midi sur nos chaînes hertziennes. Joie, vive la retraite, qu'est ce qu'on s'marre! On commence par "Derrick", pour voir la télé en vert (ils ont mis une lentille verte sur l'objectif de la caméra ou quoi? Enfin, je présume que ça doit être la Derrick' touch). un chiffre en moins sur la zappette et on a "Comment ça va bien!" dont le titre me donne déjà envie de dire : Mais pourquoi? Pourquoi ce concept qui ne colle pas? Avec des animateurs luttant pour masquer quelques sourires jaune et regards noirs. Le rythme se fait lent, lourd, et les rubriques s'enchainent péniblement. France 5, quant à elle ravit les hypocondriaques avec son "Magazine de la santé". Allez, j'aime quand même pour Michel Cymes et ses vannes pourries et parce que bon, on ne peut pas critiquer un service d'informations sur la santé, c'est toujours bienvenu. Finalement on zappe sur M6. Passons le téléfilm à l'eau de rose du début d'après midi, même si parfait pour la digestion post prandiale (vous la connaissez, je le sais); on a droit à un peu de "Glee" avant le goûter. Et Glee, c'est le genre de séries qui me fait dire : on ne peut pas faire ça en France. Le Glee du pauvre c'est "Chante!", j'ai vu, j'ai entendu et je m'y suis ennuyée ferme. On retrouve dans les deux idées le même défaut : la caricature grossière de problématiques des jeunes (problèmes d'image du corps, trahison amoureuse, grossesse non désirée,... Je continue?). La super morale ne loupe aucun épisode, c'est un peu lassant, et souvent (je pense) vexant pour les adolescents spectateurs, bien conscients qu'on en fait des caisses pour faire passer un message qu'ils peuvent entendre plus simplement. Mais musicalement, comment dire? Le show, c'est Glee, et la version comédie musicale à la Française ne me fait pas rêver. Je ne dis pas que le second a voulu diamétralement copier le premier, mais y voit des ingrédients communs.
Tout ça pour dire que me pose donc deux questions existentielles : Peut-on importer un Glee en France? Mais surtout, peut-on retrouver le vrai goût des cookies New Yorkais chez nous? A la première je réponds non, je pense que certaines spécificités culturelles sont à prendre en compte, c'est comme si on faisait une comédie musicale type Bollywood avec en personnage principal Patrick Fiori : ça ne marche Pas! A la seconde, impossible de comparer et donc de répondre, je ne connais pas la Big apple. En tout cas, on m'a fait savoir qu'ils étaient plusmeilleursquetropbons mes cookies tirés d'une recette d'outre Atlantique, piochée dans le livre "Un goûter à New York" (par Marc Grossman). Alors recette :
Ingrédients pour une bonne vingtaine de cookies gourmands :
Le liquide :
125g de beurre ramolli
125g de sucre roux (j'ai mis du sucre raffiné et ça passe très bien aussi)
1 càc de vanille liquide
1 pincée de sel
1 oeuf
Le sec :
200g de farine T65 ou T55
1 bonne pincée de bicarbonate de soude
100g de chocolat en grosses pépites (j'ai utilisé le chocolat spécial pâtisserie de Guy Roux, sans sucres)
30g de noix hachées
Battre au robot le beurre et le sucre pour avoir une consistance crémeuse, ajouter les ingrédients liquides restant toujours en battant, pour avoir un ensemble homogène. Ajouter les ingrédients secs d'abord mélangés entre eux, mélanger les deux préparations, faire un long boudin de pâte et le mettre au frais dans une feuille de film alimentaire pendant une heure.
Préchauffer le four à 205°, couper le boudin en 10-12 tronçons, les déposer bien espacés sur une plaque recouverte de papier sulfurisé (avec la quantité, il faudra faire deux fournées). Au four 9 minutes. Il doivent sortir très mous (limites comme s'ils n'étaient pas cuits). Laisser refroidir 10 minutes sur une grille.
Déguster!
Petit aperçu du Salon du chocolat...
Même à l'heure où notre porte-monnaie subit le régime Dukan (sévère même) le chocolat ne connait pas la crise. Bon, les économistes pourront me contredire, mais du monde il y avait (mais beaucoup) au Salon du Chocolat de Paris. On l'aime à peu près sans concessions, en carré, tablette, ganache, mousse, on craque, on croque, on fond, avec un rictus ridicule de béatitude à chaque bouchée (ah non, c'est juste moi ça). Bref, malgré ma tolérance très limitée aux mouvements de foule avec hommes, femmes, enfants, en transe pour n'importe quel stand offrant une dégustation, j'ai arpenté ce salon en succombant, une, deux, trois fois à un nouveau produit. Beaucoup de miams, peu de déceptions, un frein coriace à mon plaisir : les prix. J'aime le chocolat de grande qualité, parce que, vraiment sans aucune pointe de snobisme, et sans hésiter : il est simplement bien plus intéressant gustativement, émotionnellement parlant. C'est donc quelque peu frustrée que je suis finalement rentrée chez moi, avec tout de même une bonne dose de gourmands souvenirs et quelques minis plaisirs chez J.P Hévin, La mère de famille, et Guy Roux (rien à voir avec le foot, pour tester le chocolat sans sucres). Oui, on a vu pire comme butin, mais bon, un goû de pas assez. Quelques rares clichés (impossible de mettre en valeur les produits : #tropdemondedefou).
Accueil ultra souriant et dynamique chez Pierre Marcolini, un grand Monsieur du chocolat qui n'oublie jamais de mettre à l'honneur la fève qu'il raconte si bien. Truffe Champagne. Et dans le pot, Oh, c'est osé, c'est intense, chic, certainement un produit dont on se souviendra.
Une promesse de desserts délicats et élégants, recette précieuse incluse, et rien à voir mais j'adore l'objet carré, j'ai trouvé quelqu'un qui m'a comprise.
Parce que pour le coup, je pourrai enfin dire que j'aime les macarons... Une belle idée. A. Larher.
Haut niveau de glace Fromage blanc/griottes à La mère de famille. Parfum et texture parfaits.
Sur ma "wish list" de Noël... Superbe couronne, toujours au stand de La mère de famille.
La meilleure façon de goûter le chocolat. Les palets. Lait caramel fleur de sel décadent, sans rire. J.P Hévin.
Photo floue, mais photo quand même, remarquable travail de Fleur Jérusalemy au stand Pralus.
Et je n'aime pas les croissants, mais il fallait y penser, c'est rare. S.Aoki.
Dégustation ultra fraîche de chocolat blanc fourré à la mousse au chocolat, pas glamour mais efficace! (j'ai oublié qui est l'auteur de cette trouvaille, désolée).
Une présentation ultra féminine et sensible. (Setsuko).
Le salon aurait moins de charme sans ses habits éphémères, toujours impressionnant.
Même si ça n'a rien à voir avec la choucroute. C'est beau.
Pour finir. Parce qu'on peut presque dire, cette année, Le Salon du Chocolat, c'était un peu soirée mousse. Chapon surfe sur la vague, et il n'était pas le seul. Bar à mousse(s), tu as fait sensation(s).
Et vive le Chocolat. (+ encore merci à Food reporter!)
Cheesecake Crème de Marrons : habillés pour l'automne!
"Un déjeuner sur l'herbe", un souvenir pour certains, une évidence pour d'autres. Je confirme tout de même, mieux vaut tard que jamais, la référence à l'oeuvre bien connue de Manet. J'ai longtemps cherché le petit nom de mon blog avant de me jeter à l'eau, et trouver ces quelques mots tient à tout sauf au hasard. On y laisse glisser une identité, une présentation de soi, même sans le vouloir. Je voulais fraîcheur et légèreté, une évocation du plaisir d'être libre, sans artifices. Manger avec les mains, se servir, deux fois si on veut, et surtout échanger. Dire, écouter, rire, débattre, prendre et donner un peu de nous, de l'autre, avec des mots sur un plateau de saveurs. Malgré diverses interprétations données à cette oeuvre singulière, j'ai voulu partir de mon regard. Dans cette scène "vivante", je vois d'abord la jeune femme douce et paisible du premier plan, elle me dit qu'il fait bon être soi, elle évoque l'importance du lien à un décor simple, éternel, acteur du moment partagé. La nudité se lit comme une confiance en soi, en l'autre, sans jugement, sans pudeur. Pouvoir se mettre à nu, au sens figuré, lors d'un repas, c'est un peu le rêve d'une authenticité totale, aujourd'hui si difficile à assumer. Cette illustration est d'une fraîcheur absolue, faite de sensations, de décontraction, c'est un peu ce que je tente de retrouver dans les mets présentés, qui parlent aux sens. Et c'est en éveil de ces sens que je pense envisageable d'être vrai avec soi et surtout avec l'autre, qui nous écoute et nous entend. Précision : je garde mes fringues à table, soyons civilisés, même pour déguster un cheesecake chauds les marrons, crémeux, fondant, réconfortant. Après, libre à vous de tomber la chemise, je n'irai pas vérifier, promis. En bref : une recette en accord avec l'automne qui se confirme jour après jour, de quoi redonner un peu de chaleur aux corps et esprits chagrinés par le temps gris.
Ingrédients pour un moule à charnière de 20cm environ :
200g de digestive biscuits (ou sablés peu gras)
70g de beurre fondu
500g de ricotta
3 petits suisses (0% possible)
150g de philadelphia cream cheese (ou saint morêt)
3 oeufs
350 à 400g de crème de marron (goûter, selon les envies de sucre)
La déco (selon l'inspiration) :
Copeaux fins de chocolat, billes en chocolat Pascal Le Gac, mini macarons (voir l'article précédent sur St Germain En Laye)
Préchauffer le four à 150°. Mixer les biscuits, ajouter le beurre fondu avec les biscuits et mixer à nouveau. Tapisser le fond d'un moule avec du papier sulfurisé et beurrer les bords, verser le mélange sableux et le tasser au fond et sur les côtés avec un verre. Mettre au four 10 minutes, réserver. Dans un grand bol, mélanger les fromages pour les détendre, ajouter la crème de marron, bien mélanger, mais délicatement, toujours. Ajouter les oeufs un par un en mélangeant après chaque ajout. Verser sur le fond précuit et au four 1h. Laisser tiédir dans le four éteint mais porte fermée, sortir du four, laisser refroidir et mettre au frais pour 24 heures.Décorer juste avant de servir.
Déguster!



















































